La co-création : de l’individu à la foule

jeudi 30 juillet 2009

Le développement des entreprises, on le sait, passe par l’innovation. Pour y inciter, une idée recue attribuait au seul individu le plus souvent employé, le pouvoir d’innover. La majorité des employés restait alors silencieuse. En somme, cette idée ré-affirmait que la richesse, comme dans les pays industrialisés, ne pouvait venir que de l’individu. Dans les entreprises, on a ainsi vu naître des "boîtes à idées" dans laquelle quelques fois tombaient quelques améliorations de tel ou tel procédé de fabrication.
"Ainsi, Google permet à ses employés de développer les outils du web de demain en les laissant libres 20% de leur temps de travail. Il offre aux utilisateurs de commenter les recherches du GoogleLab. Google Earth ou le récent « Undo » sur Gmail témoignent de la puissance de la co-création comme moyen d’innovation alternatif aux laboratoires fermés" écrit E-FI, le blog de la finance internationale.
Le "crowdsourcing" qui utilise la créativité, l’intelligence ou le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes fait ainsi participer des réseaux entiers à la création profitant de la synergie des individus entre eux. De nouveaux médias comme l’ "Atelier des média " sont également un exemple de co-création.
Déjà, la propriété intellectuelle d’une innovation en entreprise - pour autant qu’on puisse de manière générale parler de "propriété intellectuelle" - n’est pas chose simple à définir quand elle se cantonait à la seule source de richesses. Mais quand le groupe ou le réseau est innovateur, comment penser une rétribution commune ? Il semble bien que la manière d’exprimer une idée est - et restera - individuelle. Ni un groupe ni un réseau n’emprunte en commun à la langue les éléments qui, combinés, aboutiront à une organisation signifiante nouvelle. Curieusement la co-création retourne à l’essence même d’une création de ne pas être solitaire : elle s’adresse toujours à quelqu’un !

Mots-clefs : Crowdsourcing, Innovation, Entreprise, Co-création