L’humour des machines

mardi 8 septembre 2009

On le sait, la technologie moderne de l’ information, fondée sur la conception de C. Shannon, traite le signal et non le signifiant [1]. Evacuant le sens pour ne retenir que le signal et préoccupé par la qualité de ce qui est transmis, C. Shannon, ingénieur des télécommunications considérait, du point de vue du récepteur, une information comme une quantité susceptible de lever un doute (ou une incertitude) sur ce qu’une source transmettait. [2] Dans ces conditions, la transmission des signaux grandement améliorée par les efforts à la fois pratiques et théoriques de C. Shannon ne supporte pas ni erreur - les présupposés de la technique la combattent sans merci - ni humour puisque le sens de l’information transmise est laissé à l’appréciation de l’utilisateur de la technologie.
Remarquant ce caractère maussade des transmissions, Igor Suslov du Kapotza Institute for physical Problems (Moscou) Ce scientifique du , à Moscou, tente de rapprocher l’intelligence artificielle des capacités de création, d’asociation et d’imagination de l’esprit humain. Il travaille sur un modèle informatique qui commet les mêmes erreurs que les êtres humains ; Il espère ainis qu’un jour les machines de traitement éléctronique du signal créeront des blagues très drôles.

Son entreprise est de taille si l’ on se souvient des présupposés de nos ordinateurs digitaux héritiers de C. Shannon faisant fi, entre autre, des ressources de la transmission orale du sens d’homme à homme ici et maintenant sans même une amplification à l’aide d’un microphone !

Information aimablement transmise par D. qui se voit ici remerciée.


[1au sens de de Saussure, un signifiant est une trace sonore mémoriséé

[2on y reconnait l’équivalence de l’information et de la neguentropie