Le cancer revisité

jeudi 5 novembre 2009

Qui n’a pas imaginer la progression d’un cancer comme une prolifération à suite d’une mutation d’une cellule saine ? Sans doute cette vision de la maladie était-elle due à la propension de la médecine de ne soigner que des maladies hors leur contexte [1] ! Sans doute cette vision des choses est-elle en train d’évoluer en particulier grâces aux différents points de vue des recherches sur le cancer. Le Dr. Barnett Kramer, directeur associé pour la prévention à l’Institut national de la santé américain pense que "désormais, il devient clair que les cancers ont besoin de bien plus que des mutations pour progresser. Ils ont besoin de la coopération des cellules normales autour d’eux, et même "de l’organisme dans son ensemble, de la personne", dont le système immunitaire, ou les hormones, par exemple, peuvent soit éliminer soit alimenter une tumeur."
Son opinion nous fait passer d’une vision ponctuelle d’une maladie à une approche globale : le cancer, de son point de vue, devient le dysfonctionnement non plus d’une cellule dégénérant en tumeur mais d’un ensemble de facteur favorisant ou inhibant la progression de la maladie. Avec lui, l’attention se déplace d’un détail à une vision globale.


[1et non pas des malades vivant en chair et en os dans un milieu donné