Les nanoparticules remplacent les échaffaudages cellulaires

mardi 30 mars 2010

Le "in vitro" s’approche du "in vivo"

La culture des cellules "in vitro" essaie de reproduire les conditions de vie des cellules dans les tissus vivants. Jusqu’à présent, les cellules cultivées sur gel en boite de Petri se répartissent en fines couches aisément observables. Mais les résultats des observations des cellules cultivées "in vitro" ne sont qu’approximativement transposables à des cellules développées "in vivo". De ce fait, des études complémentaires coûteuses sont nécessaires avant d’obtenir des résultats parfaitement fiables. Aussi des techniques de culture des cellules en 3 dimensions se sont développées ces dernières années. Une nouvelle technique vient d’être mise au point par 3 chercheurs, Glouco Souza (Chimiste), Thomas Killian (Physicien) et Rober Raphael (Bio-ingénieur) : une certaine dose de hasard et de plaisir a présidé à leur trouvaille : c’ est en s’entrainant au waterpolo que les 3 chercheurs ont innové loin de leur lieu habituel de rencontre. Hasard, éloignement de l’objet recherché et plaisir, dans ce cas, se retrouve comme bien d’autres innovations. Un véritable saut technologique n’est cependant pas décelable : les trois chercheurs, au contraire, ont développé leur technique en tenant compte du fait des résistances des chercheurs à modifier de font en combre leurs habitudes. Ils demandent aux chercheurs d’ajouter 2 phases à leur manipulation : ajouter un hydrogel composé de nanoparticules d’or, d’oxydes de fer et de bactériophages. Grâce à ce mélange, les cellules assimilent les nanoparticules d’oxyde de fer. Il suffit alors - deuxième modification mineure de la manipulation - de poser un aimant sur la boîte de Pétri pour mouvoir les cellules en 3 dimensions dans le milieu de culture.

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Culture cellulaire en 3 D
Image de fibroplaste pulmonaire humain en lévitation

Les échaffaudages cellulaires substitués

En revance, par rapport aux techniques de culture des cellules en 3 D, cette nouvelle technique est un saut technologique. D’habitude, des échaffaudages moléculaires de collagène et de polyester sont aménagés dans un gel de culture de manière, dans un premier temps, à répartir les cellules dans le gel. Or la nouvelle méthode permet de se passer des structures habituelles. La substitution peut alors s’écrire :

Nanoparticules d’oxyde de fer = structures de collagène (ou polyester)

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Nano-échaffaudage cellulaire : nouvelle technique d’un étudiant à Monash University pour les cellules souches utilisées, entre autre, pour le traitement de la maladie de Parkinson

D’autres nanoparticules, sans être intégrées aux cellules, pourraient bien, à l’avenir, servir à construire des échaffaudages moléculaires.

Sources :

Le waterpolo et la culture des cellules en 3 D (Bulletins Electroniques 201)