Séquencer l’ADN en moitié moins de temps

mercredi 10 février 2016

Pour le séquencer, l’ADN est déposé sur une matrice constitué d’un gel. Un courant électrique passant au travers de ce gel déplace les morceaux d’ADN en fonction de leur taille et fournit ainsi une image du brin d’ADN. Cette méthode, pratiquée depuis quelques décennies, nécessité un échantillon abondant et dure de trois à quatre heures.

Aurélien Bancaud [1] cherchait dès 2012 à ralentir l’écoulement d’un produit dans l’ADN pour faciliter la lecture du séquencage et constata que la matrice (de gel) n’était pas nécessaire. Sans elle, le champ électrique séparait les morceaux d’ADN déposé sur une puce, méthode qui est, selon A. Bancaud, "de 100 à 1.000 fois plus sensibles" que la matrice de gel. Cette sensiblité, dispense alors de concentrer l’échantillon d’ADN avant le séquençage. Elle réalise alors une économie de temps d’environ une heure et demie qui s’ajoute à celle de la substitution de la puce au gel.


[1chercheur du Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes du CNRS (LAAS-CNRS)