Formation des plantes : changement de paradigme ?

lundi 5 janvier 2009

Le sens commun admet maintenant que les gènes contrôlent la morphogénès des tissus végétaux en combinant différents matériaux : ainsi la forme des végétaux est génétiquement déterminée.
Une équipe de chercheurs français, américains et suédois, [1], étudiant le méristème (3) d’Arabidopsis ont montré que les forces physiques générées par des tissus en croissance déterminent l’orientation du cytosquelette des cellules qui, à son tour, détermine la forme de la plante. Validant les modéles informatiques par expérimentation, ils ont mis en évidence que les propriétés des tissus peuvent affecter l’activité des gènes. [2].

Les gènes ont ainsi perdu le monopole du développement de la plante : à la génétique, il convient d’ ajouter d’autres forces à celles induites par l’auxine, intervenant dans la morphogénèse du méristème, la résistance des cellules au stress.

Ainsi d’une idée simple de contrôle de la croissance des plantes par l’activité des gènes, on passe à un modèle de leur interaction avec les formes déjà constituées. Les secrets des cellules souches végétales aideront-elles à percer ceux des cellules animales ?

Mots-clés : Idée admise, Botanique, Génétique


[1Une collaboration entre des chercheurs lyonnais de l’INRA, de l’ENS de Lyon, le CNRS et l’Université Claude Bernard Lyon I

[2Le méristème est la zone à partir de laquelle la plante croît. Constitué de cellules souches capables de se diviser, il est à l’origine de tous les organes de la plante (fleurs, feuilles, fruits...)